Comment installer le droit à la déconnexion dans votre entreprise ?

Ah les vacances d’été : le soleil, la plage et… les mails sur le portable. Pour de plus en plus de collaborateurs, les congés ne riment plus forcément avec farniente. Les frontières entre vie personnelle et vie professionnelle n’ont jamais été aussi minces, générant mal-être et stress chez les salariés et les managers. Preuve de cette réalité, le droit à la déconnexion a d’ailleurs fait son apparition dans le Code du travail en 2017. De quoi inverser la tendance ?

Vacances, RTT, soirées, week-ends… l’utilisation des outils numériques en lien avec le travail rogne sur les phases de repos. Une évolution qui s’accélère avec la généralisation du télétravail et l’avènement d’Internet sur les smartphones et du numérique en général. Au-delà des postes de cadres et managers touchés en premier lieu, toutes les fonctions sont aujourd’hui susceptibles d’être concernées.

Des risques à prendre en compte

Synonyme de stress et fatigue physique et psychique, la porosité entre vie personnelle et professionnelle est un terreau favorable au burn-out. Le digital incite à répondre en permanence aux sollicitations des clients et de la direction ou à réaliser des tâches dans des délais toujours plus serrés. Certes, cet investissement des collaborateurs participe à court terme à la performance et à la rentabilité de l’entreprise, mais cela peut aussi lui nuire sur le long terme quand il épuise les équipes. Établir des limites claires à l’utilisation des nouvelles technologies semble nécessaire.

Des salariés hyperconnectés

Trois quarts des salariés français travaillant dans un bureau passaient plus de 3 heures par jour sur des outils numériques (67 % en 2016), selon l’étude « L’impact des outils numériques professionnels sur les salariés » publiée en novembre 2018 par OpinionWay pour le cabinet Eléas. Ils sont aussi 43 % à être connectés plus de 6 heures (55 % des cadres).

Le débordement sur la vie personnelle est fréquent, notamment chez les managers et les cadres. Ces derniers sont respectivement 68 % et 65 % à travailler le soir après les heures de travail, mais aussi le week-end. Tous confondus, 35 % des salariés interrogés avouent même travailler en vacances.

Enfin, 41 % des entreprises interrogées n’auraient pas mis en place d’actions concrètes pour réguler l’utilisation des outils numériques professionnels, malgré le lancement de la loi Travail. Seulement 1 salarié sur […]

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Source : mieux-lemag.fr

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