La culture manga change d’ère

À la veille du Festival international de la bande dessinée d’Angoulême, Cécile Sakai, directrice de l’institut français de recherche sur le Japon, fait le point depuis Tokyo sur l’influence internationale du manga, et notamment sur son succès en France.

Pour la première fois, le Festival d’Angoulême  verra décerner un prix de la traduction de manga. Un indice de l’importance croissante, en France et dans le monde, de cet art japonais ?

Cécile Sakai : Il me semble que c’est un signe de maturité. La traduction est un travail très prenant, passionnant mais très austère, qui n’est pas reconnu à sa juste valeur, ni sur le plan artistique, ni sur le plan financier et, de ce point de vue, c’est très bon signe. Depuis 7-8 ans, le manga est présent à Angoulême de façon continue, que ce soit sous forme de prix ou d’expositions. Des mangakas – les auteurs de manga – sont également présents dans les jurys, les conférences… Les responsables du festival viennent eux aussi souvent au Japon. Pour rencontrer les auteurs, les éditeurs, et visiter au cœur de la capitale ancienne, Kyoto, le musée du manga. Un musée qui a été créé en 2006, avec un fonds d’environ 300 000 volumes. Autre preuve de maturité…

À quand ou à qui ce musée fait-il remonter le manga ? Tezuka ou Hokusai ?

À l’origine du manga, on trouve plusieurs influences, dont celle des comics strips en quatre cases dans les quotidiens américains – un principe qui a été adapté au Japon, même avant la seconde guerre mondiale. Le terme de manga – littéralement dessin libre – a été vulgarisé par le maître de l’estampe, Hokusai, au début du XIXe siècle, mais le fondateur du manga moderne est Osamu Tezuka, le créateur d’Astro, le petit robot, en 1952 – petit robot prométhéen, dont les mangas ont ensuite été adaptés en dessin animé (Astro Boy). […]

Lire l’article

Source : Jean-Yves Katelan – lejournal.cnrs.fr

Photo : © GEORGES GOBET / AFP – Rayon manga, au Festival international de la bande dessinée d’Angoulême 2016.

 
Kenerine
Digital RH
Kenerine on EmailKenerine on FacebookKenerine on GoogleKenerine on Twitter

Laisser un commentaire

Voir les boutons de partage
Cacher les boutons de partage
%d blogueurs aiment cette page :