En 2018, l’ouverture du Salon du livre de Paris avait vu le départ d’une mobilisation des « auteurs en colère ». Aujourd’hui, ceux-ci continuent de dénoncer la dégradation de leurs conditions de rémunération et d’alerter sur son aggravation inévitable avec les réformes de l’Agessa, de l’impôt sur le revenu et de la CSG.

Au-delà de ces revendications conjoncturelles, ils militent pour une meilleure reconnaissance de leur travail, une réflexion sur leur statut et un rééquilibrage en leur faveur du partage de la valeur créée par le commerce du livre.

En septembre dernier est née pour défendre ce programme la Ligue des auteurs professionnels qui s’ajoute notamment au collectif #auteursencolère ou aux plus anciens Conseil permanent des écrivains et SGDL. Des États généraux du livre sont prévus le 4 juin prochain pour porter ces revendications.

Mais en face, qu’en pensent les éditeurs ? En novembre dernier, l’éditrice Héloïse d’Ormesson affirmait que le mouvement des auteurs était pour elle « une énigme ». Réciproquement, les commentaires de certains « auteurs en colère » montrent que la réalité économique des maisons d’édition leur est parfois également méconnue et une certaine crispation semble avoir envahi le débat – la volée de bois vert reçue très récemment par la Maison des écrivains, en situation pourtant critique, en est une autre preuve. Comment comprendre à la fois ces revendications et cette incompréhension mutuelle ?

Auteur ou rédacteur ?

D’abord, qu’est-ce qu’un auteur ? Ce dernier peut être un « écrivain » au sens courant du terme (bon ou mauvais, grand ou petit, vrai ou faux, ce n’est pas le sujet ici), c’est-à-dire l’auteur d’ouvrages littéraires, de fictions, d’essais. Il peut aussi écrire des […]

Source : Marie-Pierre Vaslet – theconversation.com

Lire l’article

Cet article vous a plu, partagez le sur les réseaux :

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.