En formation, la multiplication des promesses sociales et des usines à gaz paritaires ravage notre formation depuis les années 2000.

Les partenaires sociaux sont les naufrageurs d’un système de formation qui les traite comme des secouristes

Si les partenaires sociaux (confortés par des Pouvoirs Publics aveugles et impuissants) continuent à produire de la complexité, des dispositifs inutiles et non financés pour des qualifications obsolètes notre pays verra son horizon social et économique durablement compromis.

Cinq mythes sociaux prévalent depuis un siècle dans nos systèmes de formation et d’éducation

1) Le mythe de l’école publique pour tous et tout au long de la vie

L’école, depuis Jules Ferry, a été progressivement missionnée pour assurer la totalité de l’éducation et de la formation de tous les Français depuis la maternelle (à 3 ou parfois même 2 ans) jusqu’à l’Université en passant par l’enseignement professionnel (où des professionnels de l’éducation prétendent former à des métiers qui disparaissent des jeunes qui n’y croient pas).

2) Le mythe de la gratuité de l’éducation tout au long de la vie

Si l’école est obligatoire, et logiquement gratuite jusqu’à 16 ans, rien ne nous oblige à faire perdurer cette gratuité à l’âge adulte. Un travailleur doit pourvoir à ses besoins primaires (manger, dormir à l’abri, se soigner…) sans aides publiques, mais aussi être capable d’assumer sa propre éducation tout au long de sa vie professionnelle (il apprend d’abord pour lui, non pas pour faire plaisir à son entreprise ou à l’État).

3) Le mythe de l’universalité des droits à la formation

Les partenaires sociaux ont créé depuis 2004 un droit à la formation de 20 h (le DIF) puis de 24 heures (le CPF) sans distinguer le niveau réel d’éducation des salariés (tout en […]

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Source : Didier Cozin – lesechos.fr

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