La biopiraterie, qu’est-ce que c’est ?

La biopiraterie n’est pas un phénomène nouveau, mais il a refait parler de lui ces dernières années et encore tout récemment à mesure que les progrès de la génétique dévoilent le potentiel des bioressources. La biopiraterie désigne le fait pour certains chercheurs ou organismes de recherche de prendre à d’autres – des communautés isolées ou des habitants des pays pauvres le plus souvent – et ce sans autorisation officielle des ressources biologiques. Les cas de biopiraterie impliquent en général différents pays.

Un autre terme, moins chargé politiquement, est également employé : il s’agit de la « bioprospection ». Ce dernier est plus largement utilisé dans la littérature scientifique et par les équipes de recherche qui mènent leurs travaux dans le respect et la légalité. Les termes de « ressources biologiques » ou « bioressources » recouvrent une grande variété de choses : minéraux, semences, espèces animales et végétales, gènes de plantes ou d’animaux, produits chimiques, protéines et autres éléments qui peuvent être isolés pour être utilisés dans des procédés industriels, des médicaments, des parfums, etc. La biopiraterie est liée sur le plan historique à la colonisation, beaucoup des anciennes colonies ayant vu nombre de leurs bioressources leur échapper. On pensera ici au poivre, au sucre, au café, à la quinine, ou encore au caoutchouc qui ont eu, et ont encore, un impact économique mondial considérable.

Au cœur de cette problématique de la biopiraterie se trouve la question du droit de propriété. Car les brevets et autres marques déposées sont vivement contestés par les organisations internationales du commerce, certains groupes multinationaux et différents États. Si pendant de nombreuses années l’Accord sur les aspects des droits de propriété intellectuelle qui touchent au commerce (ADPIC) a été utilisé pour prévenir et régler ce type de problèmes, la situation a dernièrement évolué.

Un cas de biopiraterie : le « basmati » de RiceTec

On peut revenir ici sur un cas de biopiraterie impliquant plusieurs pays avec l’affaire du brevet accordé en 1997 à RiceTec, une compagnie basée au Texas (et propriété de la famille royale du Lichenstein). […]

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Source : Janna Rose – theconversation.com

 
Insafe BEN BELGHIT
Co-Fondatrice et Directrice de Mission de Fexter2
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