Les leçons de management de The Walking Dead

Le scénario de cette série sanguinolente aborde des problèmes d’organisation qui aboutissent à des formes de gestion managériale très variées.

The Walking Dead est cette série américaine d’AMC, dont la saison 8 sera diffusée à partir d’octobre et qui rencontre un succès comparable à celui de Game of Thrones. Si le scénario – les morts se transforment en zombies et errent en quête de leurs mets préférés, les vivants, qu’ils traquent sans relâche – ne promet pas, de prime abord, autre chose qu’un divertissement épique et sanguinolent, très vite, il laisse place à des problématiques organisationnelles qui aboutissent à des formes de management très variées, touchant du doigt la complexité et les enjeux de cette discipline. The Walking Dead peut donc aussi être un moyen ludique d’approcher quelques notions essentielles en la matière.

Organisations, ressources, compétition, compétences, gestion

L’univers de The Walking Dead est post-apocalyptique : le monde n’est plus qu’une succession de champs de ruines et de forêts infestées de morts-vivants.

Très vite, des groupes hétéroclites de survivants se forment, au hasard de leurs rencontres. Leur environnement est aussi hostile qu’ultra-concurrentiel : plus rien n’étant produit, toute ressource (nourriture, médicaments, abris) est limitée et, de fait, âprement convoitée. Plus rien ne peut être considéré comme acquis non plus : des survivants ont bien essayé de s’établir dans une ancienne prison estimée sûre, mais c’était sous-estimer la jalousie des autres groupes.

En fait, chacun de ces clans fonctionne comme une organisation, avec une mise en commun de ressources (fussent-elles humaines ou matérielles), de travail et de capital. Telle une entreprise, il s’agit systématiquement d’un rassemblement d’individus interdépendants, collaborant pour le même objectif.

Mais la comparaison ne s’arrête pas là : comme pour toutes les entreprises pour qui la survie passe nécessairement par la quête de nouveaux marchés – car les clients sont libres, donc volatils –, ces groupes de survivants établissent des stratégies, essaient de penser différemment de la concurrence pour trouver des niches, envisagent les tâches de leurs membres en fonction de leurs compétences et des besoins du moment, font évoluer les profils prometteurs (Carole, maman cinquantenaire douée pour le combat, passe de la cuisine aux armes) et gèrent leurs ressources et leurs stocks avec parcimonie. Et bien entendu, qui dit entreprise dit management, leadership et structure.

Du management participatif au management autoritaire

Pour le dire de façon concise, le management est « la manière ou l’art de conduire une organisation, de la diriger, de planifier son développement et de la contrôler » (Raymond-Alain Thiétart). C’est précisément ce que The Walking Dead nous donne à voir à travers les différents groupes rencontrés au fil des saisons, allant du management par la terreur à un management très vertical mais bienveillant, jusqu’à une forme avancée de management participatif où les décisions sont prises à main levée : toutes les grandes tendances sont représentées.

  • Un leader charismatique : Rick
 Rick, personnage principal, colle parfaitement à la définition classique de ce qu’est un leader, d’après David Rendall  : les membres de son groupe le suivent de leur plein gré ; il ne tire aucune gloire ni traitement de faveur de cette position ; il propose un monde meilleur (the big vision) ; il est issu du groupe qu’il dirige, et sa fonction s’est imposée plus que lui ne l’a choisie. Il n’est pas infaillible, mais il est crédible et on le sait sincère. Son style de management est plutôt démocratique, chacun ayant la parole sans hiérarchie trop marquée. […]

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Source : Delphine Minchella – lepoint.fr

 
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