« My tailor is digital », ou comment la technologie fait revivre le commerce de la mode

Pour survivre à la crise, les entreprises de la mode misent sur les nouvelles technologies. Nouveaux acteurs, nouvelle expérience client, big data : le secteur entier est en pleine mutation.

Places de marché, plateformes en ligne, offres personnalisées, cabines d’essayage virtuelles… Pour mieux endiguer la crise du secteur, la distribution de la mode accomplit sa transition vers le « phygital » (contraction de « physical » et « digital »). Une métamorphose qui fait émerger de nouveaux concepts, acteurs et modèles.

Une crise de grande ampleur

Après plus d’un demi-siècle de croissance très forte et de structuration (le nombre de centres commerciaux aux États-Unis a augmenté deux fois plus vite que la population entre 1950 et 2015), la distribution connaît depuis quelques années la crise la plus profonde de son histoire.

Le trafic dans les centres commerciaux a été divisé par deux sur les 7 dernières années, tandis que nombre de chaînes de distribution et marques dans la mode (BCBG Max Azria, American Apparel, Mim…) annoncent leur cessation d’activité pour cause de faillite.

D’autres réseaux de boutiques, cités encore il y a peu comme modèles de succès, rencontrent des difficultés et ferment de nombreux points de vente, à l’image de Michael Kors, The Gap ou Abercrombie & Fitch. Ainsi, à Manhattan, certaines rues telles Bleecker Street, jadis très prisées pour leurs boutiques, se sont vidées et les baux à céder décorent désormais les vitrines. Enfin, bien qu’elle concerne un autre secteur, l’annonce très récente de la faillite de la chaîne de magasins de jouets ToysR’Us constitue une indication supplémentaire de l’ampleur de la crise en cours.

Nouveaux acteurs, nouveaux modèles

Si ces difficultés reflètent l’existence d’une crise économique réelle et profonde (par ailleurs illustrée par le succès de concepts comme TjMaxx, dont le modèle vise à écouler les stocks des boutiques en faillite), d’autres segments de la distribution prospèrent, particulièrement dans le secteur de la mode. Ainsi, Alibaba, avec un chiffre d’affaires de 485 milliards de dollars, est devenu le premier acteur de la distribution mondiale en 2016, révélant la position dominante du commerce en ligne et de la Chine, mais aussi la domination de nouveaux modèles tels que les places de marché. De même, la […]

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Source : theconversation.com

 
Kenerine
Digital RH
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