Pratique anglo-saxonne, le “name and shame” joue à fond la carte de la stigmatisation. Avec pour ses adeptes, l’idée qu’une atteinte à la réputation peut avoir plus d’impact qu’une simple sanction financière.

En septembre 2017, à l’occasion d’une conférence de presse, la secrétaire d’État Marlène Schiappa pointait du doigt les entreprises françaises, selon elle, très en retard en matière d’égalité hommes-femmes. Cette pratique, baptisée le “name and shame” (littéralement, « nommer et faire honte ») commence à faire son chemin en France y compris donc au sommet de l’État. Gérald Darmanin, ministre des Comptes publics, veut également encourager sa pratique et a d’ailleurs retenu cette méthode dans son projet de loi relatif à la lutte contre la fraude fiscale.

Délation, un mauvais souvenir français

“Au-delà du risque d’actions indemnitaires que peut encourager la publication de condamnations, les entreprises sont très soucieuses de leur image. Que ce soit auprès de leurs partenaires commerciaux ou de leurs clients, professionnels comme consommateurs.  Le lien entre la réputation et la consommation ne fait d’ailleurs plus vraiment débat aujourd’hui. Il suffit de voir l’impact des affaires comme Volkswagen sur les cours de la bourse”, analyse Julia Bombardier, avocat à la Cour et membre du cabinet Jeantet.

Et pourtant la France reste encore frileuse et un peu réticente, de par sa culture, à s’engager sur cette voie. Chez nous,  le “name and shame” est rapidement associé à de la […]

Source : Nicolas Monier – courriercadres.com

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