On approche du moment où on sera sur nos smartphones 8 heures par jour !

Depuis plus de trente ans, le psychologue américain Larry Rosen étudie l’impact des technologies sur nos comportements. Dans l’ouvrage The Distracted Mind (Le cerveau distrait, MIT Press, 2016), il revient, avec le neurologue Adam Gazzaley, sur les conséquences du flux constant d’informations sur nos cerveaux, dont les capacités à rester attentifs sont limitées. Entretien.

Pendant la retranscription de cette interview, l’auteur de ces lignes aura consulté son téléphone à 28 reprises, fais un petit tour sur Facebook, répondu à 3 mails, hésité à ouvrir Instagram après s’être vu notifié que « Jean-Louis a publié une story pour la première fois » et été distrait par ses collègues plus souvent qu’il n’est raisonnable de l’écrire. Ce sera sans doute le cas pour vous à la lecture de ce papier, puisque c’est un fait : notre monde est saturé d’informations. Et les choses empirent d’année en année : pop-up, alertes mobiles, SMS, chat, notifications Facebook, « t’as lu cet article ? », etc.

Adam Gazzaley, professeur de neurologie à San Francisco, et Larry Rosen, professeur de psychologie à la California State University, explorent en profondeur l’impact de ce qu’ils appellent des « interférences » sur nos cerveaux et nos comportements. Dans The Distracted Mind (sorti fin 2016 et non traduit en français), les auteurs expliquent pourquoi nos cerveaux « anciens », pas du tout faits pour le multitasking, sont saturés.

Leurs champs d’expertise complémentaires leur permettent de proposer un état de l’art des recherches scientifiques sur le sujet, et de démontrer pourquoi nous échouons à naviguer sur la mer agitée d’un écosystème technologique de plus en plus invasif. Ils cherchent aussi à comprendre comment ces sollicitations permanentes affectent notre cognition, notre travail et nos relations. Pour les auteurs, « ce bruit constant dégrade nos perceptions, influence notre langage, entrave nos prises de décisions et fait dérailler notre capacité à nous souvenir ».

Mais pas d’inquiétude : les auteurs, en bons Américains, suggèrent aussi des façons de mieux vivre dans notre nouveau monde technologique. Nous avons donc pris le temps de discuter de toutes ces questions avec Larry Rosen, professeur de psychologie behavioriste de 67 ans, qui se dit lui-même « complètement obsédé par son téléphone ». […]

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Source : Guillaume Ledit – usbeketrica.com

 
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