Recrutement : pourquoi les stéréotypes sur les jeunes ont la vie dure…

L’existence de stéréotypes concernant les jeunes et leurs comportements est un constat récurrent. Les jeunes disposeraient de caractéristiques comportementales qui les éloigneraient des attentes légitimes des entreprises : ils auraient des exigences renforcées vis-à-vis de l’ambiance de travail, seraient plus individualistes, moins respectueux de la hiérarchie, et plus difficiles à intégrer dans les équipes. Plus créatifs et davantage multitâches, ils seraient finalement plus compliqués à manager et à fidéliser.

Ces idées reçues ne sont pas vérifiées dans les faits. Mais les effets de ces croyances irrationnelles ne sont pas anecdotiques : elles sont une cause significative des difficultés que rencontrent les jeunes dans leurs parcours vers l’emploi, en particulier en France.

Conversation France

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Les quatre ancrages des stéréotypes générationnels http://bit.ly/2GdHW1B 

Notre étude européenne, qui analyse les causes des différences de taux d’insertion des jeunes en Europe, montre en effet que c’est dans l’hexagone que l’adhésion aux stéréotypes générationnels est la plus forte. Cette adhésion est fortement impliquée dans les différences de taux de chômage et explique près de 20 % des différences de trajectoires d’accès à l’emploi, à diplôme équivalent.

Extrait de l’étude « Comment les stéréotypes sur les jeunes nuisent à leur employabilité en France » (juillet 2019). Auteur.

Mais comment ces stéréotypes agissent-ils concrètement pour freiner l’insertion des jeunes ?

Dans la boîte noire du recruteur

Comprendre le fonctionnement d’un stéréotype, c’est aussi comprendre le fonctionnement cognitif de ceux qui y ont recours dans leur activité quotidienne. Or l’ambiguïté se situe justement dans le quotidien des recruteurs. Elle provient, paradoxalement, d’un excès d’information : plus la quantité d’information présente dans un CV augmente, plus le recruteur a de mal à les gérer et à en reconstituer une image cohérente. Or, ce volume tend à augmenter à l’heure où les outils numériques comme LinkedIn, dans lesquels les candidats peuvent entrer bien plus de données que dans un CV d’une page, prennent de la place dans […]

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Source : theconversation.com

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