C’est sûr, ils vont se rendre compte qu’ils ont fait une erreur de casting et que je suis nu.

J’ai eu de la chance.

Le client était de bonne humeur, c’est tout.

J’ai eu l’augmentation parce qu’il me trouve sympa.

Si ces phrases vous sont familières car vous êtes vous même adepte de certaines d’entre elles, cet article est fait pour vous.

Douter de soi au travail peut dans une certaine mesure nous permettre de nous challenger, de rester motivé et de conserver une certaine humilité. D’ailleurs, entre 62 et 70 % de la population douterait un jour ou l’autre de la légitimité de son statut professionnel ou de son succès. Mais vivre dans l’anxiété constante de ne pas se révéler à la hauteur, menant ainsi vers la procrastination ou le travail excessif à chaque nouvelle tâche, peut signifier que l’on souffre d’un “syndrome de l’imposteur”. Ça vous parle ? On fait le point.

Tous imposteurs ?

Plus courant que l’on ne le pense, ce que les psychologues nomment “syndrome de l’imposteur” ou encore “complexe de l’imposteur” peut nuire de façon importante à l’épanouissement professionnel des personnes qui en souffrent. Et près de 20 % de la population présenterait ce syndrome (Kevin Chassangre et Stacey Callahan, 2017). Bien que répandu, ce complexe est toutefois peu connu du fait du manque d’information et de compréhension qui l’entoure, tant de la part de ceux qui l’expriment que des professionnels.

Identifié pour la première fois en 1978 par les psychologues Pauline Rose Clance et Suzanne Ament Imes, le syndrome de l’imposteur se traduit par trois points essentiels :

  • En premier lieu, le sujet a l’impression de tromper son monde concernant ses réelles capacités et compétences. Ainsi, il se perçoit comme un imposteur.
  • En conséquence de ce sentiment d’imposture, la personne ressent de la peur et de l’anxiété plus ou moins intense à l’idée d’être démasquée.
  • Enfin, l’“’imposteur” souffre d’un biais cognitif le poussant de façon systématique à faire de mauvaise attribution lorsqu’il réussit. En effet, un individu lambda attribuera généralement ses réussites à une cause interne (il était compétent pour réaliser cette tâche) et durable (il s’estime comme quelqu’un de compétent et de capable), sur laquelle il peut exercer un certain contrôle (comme s’organiser en conséquence). Pour la personne qui se perçoit comme […]

Source : Elsa Andron – welcometothejungle.co

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