«Si c’est gratuit, c’est toi le produit»: quelques démonstrations pratiques du fameux adage.

Difficile de faire titre plus explicite: Digital Labour and Karl Marx. Paru en 2014, l’ouvrage de Christian Fuchs, sociologue autrichien et théoricien du digital labor (travail numérique), témoigne d’un tournant majeur dans les théories portant sur les médias numériques, en particulier sur le web.

Alors qu’internet était perçu comme un espace virtuel avant-gardiste, subversif et de coopération libre et désintéressée entre internautes émancipé.es des structures et circuits capitalistes, la thèse de Fuchs inverse diamétralement la conception de la toile.

De fait, chaque clic, chaque “j’aime” ou commentaire lapidaire, chaque recommandation est insérée dans des processus de production spécifiques. – Antonio Casilli, sociologue et enseignant-chercheur à Télécom ParisTech

Pour le sociologue autrichien et les personnes qui théorisent le digital labor, avec le développement des géants du web les personnes qui utilisent internet seraient devenues des indivdus qui se contentent de consommer (passivement) et qui travaillent, bénévoles malgré eux, au profit des différentes plateformes numériques dont ils pensent bénéficier gratuitement. En somme, le web serait devenu l’espace virtuel par excellence de l’exploitation et de l’aliénation des internautes.

Exploitation et aliénation: la vision travailliste

Un espace d’exploitation d’abord puisque, selon les personnes qui pensent le travail numérique, la plupart des activités des internautes sur les plateformes numériques sont assimilables à un travail qui crée de la valeur. Celle-ci serait ensuite captée et monétisée par ces plateformes. Les démarches y compris les plus […]

Source : Nidal Taibi – korii.slate.fr

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