Cadres : la recommandation, plus efficace que le réseau social

L’offre d’emploi reste le canal de sourcing privilégié par les recruteurs selon une étude Apec devant les candidatures spontanées.

Mais le relationnel fait la différence  : dans un tiers des cas, le candidat recruté était déjà connu de l’entreprise.

Le marché de l’emploi cadre est transparent : 9 recrutements sur 10 donnent lieu à la diffusion d’une offre d’emploi sur un site, spécialisé ou généraliste (Apec, cadreemploi, Indeed, Monster etc.) et la moitié des embauches est finalisée par ce biais, si l’on en croit l’étude menée par l’Apec (Association pour l’emploi des cadres). Transparent, ce mode de sourcing présente néanmoins un biais car un tiers de ceux qui signent finalement un CDI étaient connus de l’entreprise dès le début du processus. 13 % des entreprises interrogées par l’Apec et BVA confient que le candidat embauché a été recommandé par une personne extérieure, 8 % des sociétés indiquent que le candidat était à la fois connu par un salarié de l’entreprise et soutenu par l’extérieur. Parmi les candidats référencés, plus de 7 sur 10 ont été introduits par une relation de l’entreprise (client, fournisseur, etc.). Et dans moins d’un quart, le candidat a joint une recommandation à sa candidature.

Le poids du réseau relationnel demeure donc un levier important dans l’accès à l’emploi. La recommandation facilite considérablement les phases de sélection (entretien téléphonique, tests, contrôle des diplômes…) dont certaines disparaissent purement et simplement lorsqu’il s’agit d’anciens stagiaires ou d’ex-remplaçants. « Les canaux de sourcing mobilisés en amont jouent un rôle majeur puisque la moitié des entreprises activant le réseau relationnel ou la cooptation de salariés ont embauché un candidat connu ou recommandé », retient l’Apec. C’est encore plus vrai dans les petites entreprises (moins de 100 salariés) qui recrutent dans la moitié des cas des candidats déjà référencés. S’appuyant sur leurs propres salariés pour l’identification de profils, elles gagnent du temps, de l’argent et surtout limitent les risques, ce qui bénéficie notamment aux plus de 50 ans, qui ont selon l’Apec « davantage besoin d’une recommandation pour passer le barrage du CV. »

Dans ce marché dit « accessible » par opposition au marché dit « caché » – qui ne fonctionne que par la chasse et la cooptation – les candidatures spontanées restent toutefois appréciées des recruteurs, 64 % d’entre eux confient les examiner sérieusement. S’agissant des réseaux sociaux (LinkedIn, Viadeo, Twitter etc.), en revanche, si ce mode de sourcing s’implante dans les usages – de 12 % en 2008 le taux d’utilisation a bondi à 36 % en 2016 – il est rarement à l’origine de la candidature retenue (6 % des cas seulement). « Néanmoins, quand les sites de réseaux sociaux sont activés, ils permettent de trouver le candidat recruté dans 18 % des cas, un niveau équivalent à celui de la cooptation», souligne l’Apec.

Dernier enseignement de cette étude, le moindre recours aux intermédiaires de recrutement que sont les cabinets spécialisés, les chasseurs et les sociétés d’intérim  : l’an dernier, 26 % des opérations ont impliqué a minima un intermédiaire contre 33 % des recrutements en 2015, un chiffre à mettre en regard des approches directes opérées par les entreprises via les réseaux sociaux.

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Source : Marie-Sophie Ramspacher – business.lesechos.fr

 
Insafe BEN BELGHIT
Co-Fondatrice et Directrice de Mission de Fexter2
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