Les formes alternatives pour entreprendre – Le portage salarial (3/4)

Après avoir parlé des couveuses d’entrepreneurs, voici la troisième partie de mon article sur les formes alternatives pour entreprendre, cette fois sur les sociétés de portage salarial : vers l’autonomie professionnelle.

L’article L1251-64 du Code du travail définit le portage salarial comme étant « un ensemble de relations contractuelles organisées entre une entreprise de portage, une personne portée et des entreprises clientes comportant pour la personne portée le régime du salariat et la rémunération de sa prestation chez le client par l’entreprise de portage ».

Une société de portage salarial fonctionne donc comme un outil de facturation qui permet à un porteur de projet entrepreneurial de mener des missions ponctuelles dans des entreprises, tout en étant salarié de la société de portage salariale.

Il bénéficie d’une couverture sociale comme tout salarié et n’a aucune structure à gérer.

Il est possible de rester indéfiniment dans la société de portage salariale et de devenir ainsi consultant autonome à statut salarié.

Source : http://www.guideduportage.com

Fonctionnement :

Le porteur de projet – consultant :

  • démarche ses clients,
  • définit avec son client le prix de sa prestation
  • et réalise la mission.

La société de portage salarial :

  • conclut un contrat de travail avec le porteur de projet-consultant (CDD ou CDI, temps complet ou temps partiel).
  • facture à l’entreprise cliente.
  • assure le suivi administratif de la prestation et facture des frais de gestion au consultant.

Point important :

La société de portage salarial facture le client, gère les recouvrements et verse au porteur de projet – consultant, chaque mois, son salaire après déduction de frais de gestion pouvant varier de 3% à 15% (généralement 10%).

La rémunération du consultant s’élève à environ 50% du chiffre d’affaires HT. Le salaire est versé à la fin de la mission (minimum garanti) et un complément de salaire est versé quand le client a réglé sa facture à la société de portage salarial.

Conditions d’admission :

  • Proposer des prestations intellectuelles ou de service (audit, conseil, expertise, formation, services à la personne à faible tarification) et posséder le matériel nécessaire pour les réaliser. Les commerces sont éligibles s’ils ne nécessitent pas de bail commercial.
  • Avoir démarché des clients et négocié son premier contrat.

Pour aller plus loin :

Que pensez-vous des sociétés de portage salarial, n’hésitez pas à vous exprimer. Vos commentaires positifs ou négatifs aideront certains de mes lecteurs.

A bientôt pour la dernière partie de mon article sur les coopératives d’activités.

 
Insafe BEN BELGHIT
Co-Fondatrice et Directrice de Mission de Fexter2
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